Ce que nous ont dit des expats qui l’ont vécu.
Ce qu’on retient de leurs témoignages
Le marché du travail vietnamien a ses propres règles, et elles surprennent souvent les Français. Moins de protection des salariés, turnover élevé, salaires plus bas qu’en France pour un même poste — mais aussi plus de flexibilité, des évolutions rapides même jeune, et une ambiance souvent plus détendue. Les impôts sont prélevés directement par l’employeur. Les contrats non officiels existent encore beaucoup. Et ce qui est écrit dans la loi n’est pas forcément appliqué : la négociation et les relations humaines comptent plus que le cadre légal.
Guillaume — Ho Chi Minh Ville — 9 ans au Vietnam
Commencer avec un salaire généralement inférieur à celui que vous pourriez avoir en France mais grosse aptitude à évoluer vers des postes à responsabilité, même jeune. Démarches peuvent être fastidieuses (pour correspondre aux conditions de l’obtention d’un contrat de travail : diplôme + expérience). Le diplôme compte pour moins qu’en France, l’expérience prime !
Amélie — Thao Dien, Ho Chi Minh Ville — 10 ans au Vietnam
Le cadre administratif est assez identique. Un peu moins de congés payés (1 jour accumulé par mois) et des impôts pris directement sur votre salaire (votre société va vous déclarer et vous donnera votre numéro de taxe). Les salaires dépendent de votre employeur mais seront souvent plus bas qu’en France pour un même poste – il faut savoir que le salaire moyen est très bas par rapport à la France (6 millions de VND soit environ 300 euros). Il est à noter aussi une différence entre contrat d’expatriés (souvent avec des avantages au niveau scolarité des enfants payée, logement, etc) et locaux. Enfin, votre contrat contient une assurance payée par l’employeur. A noter : même si cela tend à diminuer, il existe encore beaucoup de contrats non officiels/légaux (que ce soit pour Vietnamiens et étrangers).
Bérangère — District 7, Ho Chi Minh Ville — 9 ans au Vietnam
Environnement plus flexible et moins strict.
Ilyes — Ho Chi Minh Ville — 9 ans au Vietnam
Ce qui est dans la loi n’est pas forcément appliqué et ce qui est promis n’est pas forcément dû, il faudra faire attention, bien négocier les points clés et s’assurer qu’un contrat de travail contenant les points clés soit dûment rempli/signé par les deux parties. Ne pas s’attendre aussi aux mêmes avantages qu’en France pourra vous servir pour partir dans de bonnes conditions. Si vous partez de ce postulat tout devrait bien se passer.
Sophie — Ho Chi Minh Ville — 9 ans au Vietnam
Pas de protection des salariés. Gros turnover. Les Vietnamiens travaillent les samedis souvent. Très peu de jours de congés payés (13 je crois) par an. Mais ici il fait beau les gens ont le sourire et aident tout le monde et on se sent libre ici.
Agnès — Hanoi — 6 ans au Vietnam
Ce qui change vraiment par rapport à la France, c’est la sécurité de l’emploi. Au Vietnam, on peut être licencié du jour au lendemain. Quand on est absent pour maladie, on n’est pas payé. Quand l’entreprise ferme (exemple pour cas de covid), vous n’êtes pas payé… Cette insécurité est difficile à gérer.